notre vie en van en Nouvelle-Zélande

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Je crois que comme beaucoup de backpackers, avant de se lancer en van pour la première fois ou dans une nouvelle destination, nous nous sommes inspirés d’articles, de blogs/vlogs, etc. Une fois sur la route, on reste toujours curieux des expériences des uns et des autres, il faut voir la taille de la communauté des vanlifers qui partagent sur les groupes facebook, instagram, etc !

Je me suis dit qu’à notre tour on pouvait partager notre 3ème expérience en van et pas des moindres puisque nous l’avons acheté et vivons avec pendant plus de 4 mois. A noter toutefois qu’il y a forcément certaines spécificités liées à la destination, mais aussi pas mal de généralités qui traversent les frontières. D’autre part cela représente notre expérience personnelle, en fonction de nos besoins et de nos envies. Je vais d’ailleurs commencer par vous parler de ça histoire de bien planter le contexte !

sommaire

nos besoins, nos envies, nos contraintes

Chaque voyageur a très certainement des besoins et envies différents pour son van, avec des contraintes qui peuvent varier : achat ou location, budget, nombre de voyageurs, climat dans la destination, conduite, lieu de l’achat, etc.

De notre côté, avant même de partir en Nouvelle-Zélande et après 2 expériences en van, nous voulions en acheter un pour voyager pendant plusieurs mois dans ce pays très ouvert à la pratique du camping et notamment du freedom camping (pouvoir se poser n’importe ou presque, on en reparlera…). Il faut savoir qu’au dessus de 2 mois en van, il est généralement conseillé d’acheter plutôt que de louer. Au delà d’être plus rentable (avec le risque de pannes parfois coûteuses), on a vraiment l’impression d’avoir sa maison sur roue, personnalisée et fonctionnelle.

Je vous arrête tout de suite, je ne vais pas faire le comparatif location vs achat dans notre cas. Une fois que le choix est fait, je crois que ce n’est pas forcément pertinent de le faire, surtout dans des cas comme le nôtre où on a probablement plus dépensé pour personnaliser notre van que si c’était un van de location.

Rentrons un peu dans le vif du sujet, de quoi avions-nous besoins ? Un van qui est :

  • certifié self-contained : certification néo-zélandaise indispensable pour pouvoir camper dans plus de lieux car cela induit de disposer d’un WC portable (bon il n’est jamais utilisé), d’une réserve d’eau grise et d’une réserve d’eau claire.
  • high roof ou high top : c’est à dire avec un toit rehaussé. En effet, après avoir expérimenté un van assez bas à la Réunion, ça casse le dos ! Pour vivre plusieurs mois dedans, avec des jours de pluie et de froid, cela nous paraissait indispensable.
  • avec une cuisine à l’intérieur et non à l’arrière : pareil, après avoir expérimenté d’autres vans, la cuisine derrière, à l’extérieure sous la porte du coffre c’est très bien quand il fait bon, mais nettement moins dans le cas inverse. On voulait pouvoir être autonomes dans le van.
  • avec un réfrigérateur et une 2ème batterie : on adore manger du frais, cela nous paraissait indispensable ;
  • avec des bons feux à gaz : pour pouvoir cuisiner ;
  • avec de la bonne literie : à la maison ou en van, on passe du temps à dormir (et d’autant plus quand on a peu de contraintes) ;
  • avec moins de 300 000 km : on a estimé que par rapport au marché, à notre budget et à l’état des vans, ca nous semblait une bonne fourchette ;
  • en bon état mécanique : ca va de soi, mais c’est pas si facile d’en être sûr. On verra ce qui peut aider en NZ pour vérifier ça.
  • avec un REGO (équivalent carte grise en NZ) et un WOF (contrôle technique en NZ) valides.

Ensuite, voici nos quelques critères complémentaires :

  • panneau solaire : pour pouvoir recharger la batterie en plus de l’alternateur ;
  • convertisseur (inverter) 12v/220v : pour pouvoir brancher des équipements en 220V comme le PC, la batterie du drone ;
  • propre sur lui et bien aménagé : ça c’est notre petite touche cocooning parce qu’on aime bien ça et qu’on avait le budget pour !

Sans surprise, ce van devait pouvoir nous accueillir tous les deux, dans des climats qui peuvent être aussi bien chauds et ensoleillés, que froids et humides. Enfin d’un point de vue conduite, nous n’avions pas vraiment de contraintes. Il faut savoir ici qu’il y a beaucoup de boites automatiques, mais nous n’étions pas réfractaires, c’est même plutôt agréable. Vous verrez plus tard qu’on était bien content finalement d’avoir une boite manuelle !

Côté budget, nous nous étions fixés une limite avant de partir en fonction de l’état du marché et de ce que nous recherchions à 10 000€ / environ 16 500 NZD à l’époque.

Enfin, nous voulions l’acheter dans notre ville d’arrivée, en 1 semaine si possible.

l'achat du van en Nouvelle-Zélande

Plusieurs semaines avant notre départ, nous avons commencé à chercher des vans en vente sur Christchurch. On regardait principalement sur les groupes Facebook (nombreux!) et TradeMe (Leboncoin local), les plus gros fournisseurs d’annonces. Beaucoup d’annonces sont en français sur les groupes facebook car il y a grosse communauté de backpackers français qui voyagent ici.

On avait repéré déjà quelques vans, mais finalement assez peu qui rentraient complètement dans nos critères, notamment sur le fait d’être high roof. Nous avons donc pris rendez-vous avec 1 ou 2 personnes avant notre départ de France, puis avec 2 autres une fois sur place pour finalement pouvoir voir 4 vans sur la même journée, de quoi faire déjà une bonne comparaison.

Il se trouve que le coup de cœur que nous avions eu à distance se soit confirmé une fois sur place. Un van qui répondait à tous nos critères !
A noter que le feeling avec les vendeurs compte aussi un peu 😀 Comme nous voulions pas trop attendre, que nous étions pas les seuls intéressés par ce van, nous ne voulions pas trop prendre de risque et nous l’avons donc acheté au prix qu’il nous avait donné (10 000€ / 16 500 NZD, max de notre budget…) et un peu en dessous du prix de l’annonce (17 500 NZD).
D’après nos rapides comparaisons au jour de l’achat, cela semblait plutôt dans les prix, peut-être légèrement au dessus mais il a su générer un coup de cœur chez nous… C’est un peu comme l’achat d’un appartement ou d’une maison finalement : il y a le prix du marché et le prix “coup de cœur” sur un marché tendu.

Je vous laisse imaginer, on est en NZ seulement depuis quelques jours, on a jamais acheté de van, on est au max de notre budget, il faut qu’on roule avec pendant plusieurs mois si possible sans trop d’entretien, de modifications ou de pépins… Comment sécuriser tout ça ?

  • l’essayer : vous me direz c’est évident !
  • effectuer des contrôles visuels du véhicule : il existe des tas d’exemple sur les points à vérifier. Je peux vous en citer quelques uns : les niveaux, l’usure des pneus (ils sont plus tolérants ici), l’état visuel du moteur (est-ce qu’il fait de l’huile anormalement), la texture de l’échappement (notamment au démarrage), l’électronique, la direction, la boite de vitesse, l’état de la carrosserie (notamment la rouille pour pouvoir passer le contrôle technique en NZ)
  • contrôler comment et quel entretien a été fait : se référer aux factures ou carnet d’entretien (regarder notamment s’il y a eu des grosses réparations, si la vidange a bien été faite dans les temps, etc.)
  • effectuer des contrôles en ligne : pour environ 20$ il est possible de générer un rapport sur Motorweb permettant de contrôler les informations administratives et l’historique du véhicule. Il est intéressant de regarder notamment les anciens propriétaires (le nombre par exemple), la courbe de kilométrage (odomètre) qui doit être cohérente (sinon elle indique un moteur changé ou un odomètre trafiqué par exemple), et bien sûr la conformité technique.
  • enfin, sur le site NZTA, il est possible de vérifier les informations administratives liées au véhicule, s’il est bien enregistré, valide pour rouler, etc.
  • effectuer un check ou pre-purchase inspection : il est possible en NZ (certainement ailleurs aussi) de faire faire une vérification technique du véhicule avec de nombreux points contrôlés. Cela coûte environ 170 NZD mais ça permet d’être plus serein avant de prendre la route et de payer le véhicule.
    Nous avons pu constater à cet effet les quelques points de vigilance : un pneu très usé, une ampoule qui ne fonctionne plus (ne passe pas le WOF) ; mais surtout nous étions rassurés car il était globalement en très bon état.

Après tout ça, nous étions encore un peu plus confiants et près pour le prendre en main !

Petite aparté sur le paiement : comment le sécuriser entre particulier ?
Si je paye mais qu’ils ont toujours le van ils peuvent partir ; et inversement s’ils n’ont pas encore le paiement mais que nous avons le van, aucune garantie pour eux.
La solution : prendre les passeports une fois le paiement effectué mais pas encore reçu par les vendeurs (le van restant à leur disposition pendant ce temps).

Enfin, pour effectuer le virement, nous avions tous les deux un compte Revolut, nous avons donc fait un virement en € à travers Revolut ce qui est immédiat ! Nous avions donc juste gardé les passeports le temps que les vérifications techniques et administratives soient effectuées.

Une fois l’achat effectué, les démarches sont assez simple en NZ :

  • changement de propriétaire : un formulaire à remplir à la poste pour quelques dollars
  • assurance : il existe des assurances proposées par des agences françaises, mais finalement la plus complète et la plus économe semblait être celle proposée par AA. Nous avons pris la formule Comprehensive pour avoir une assurance tous risques complète avec la carte membre AA pour bénéficier de l’assistance et de réductions sur l’assurance ou autres produits AA (comme le contrôle technique, les réparations, etc.). L’assurance coûte environ 800€ sur 1 an (remboursée au prorata si interrompue avant la fin de l’année) avec une carte membre à 70 NZD. Pour l’assurance, bien faire attention au type de véhicule. Si c’est un campervan qui est assuré, il doit être de type “body style =self propelled caravan” ou quelque chose comme ça. Je crois que cela est modifiable dans certains garages.

Puis voici ce à quoi il faut penser pendant durant la vie du véhicule :

  • Road User Charge (RUC) : c’est une taxe sur le diesel à payer d’avance pour n x 1000 km. Pourquoi cette taxe ? Sur l’essence c’est inclus dans le prix à la pompe mais pas pour le diesel car le diesel est aussi utilisé pour des engins agricoles qui ne payent pas cette taxe.
  • Warranty Of Fitness (WOF) : c’est le contrôle technique en NZ. A faire tous les 6 mois ou tous les ans en fonction de l’âge du véhicule. Attention, il peut être parfois compliqué à passer (notamment s’il y a des points de rouille).
  • REGO (Vehicule Licence) : on pourrait dire l’équivalent de la carte grise, il s’agit d’une autorisation de rouler, associé à une taxe of course : quelques centaines de NZD en fonction de la durée
  • certification self-contained : valable pour une période donnée, à refaire passer une fois l’échéance passée.
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Prix d'achat

l'aménagement

On dispose  :

  • d’un espace cuisine/rangement aménagé en bois. Tous les ustensiles sont maintenus par des cordons flexibles ou des panières, super-pratique ! On peut y tenir debout (ou presque suivant la taille).
  • d’un espace table/couchage qui se transforme suivant les besoins : soit 4 à 6 places assises autour de la table, soit un lit. Le matelas a été découpé sur-mesure et est plutôt ferme pour ne pas se retrouver sur le bois…
  • de rangements un peu partout … Globalement, ce qui est le plus utilisé est accessible depuis l’intérieur, et le reste depuis le coffre.
  • de rideaux occultants (et un peu isolant) ainsi que de vitres teintées. Les deux sont indispensables pour préserver son intimité en toutes circonstances (sur les parkings ou free-camp bondés).

On a pas hésité à acheter beaucoup de choses d’occasion dans des magasins de charité “second hand” : Family Store, Red Cross, St John, etc. Ils sont vraiment très nombreux ici, dans chaque petite ville !

Je vais pas vous faire une liste à rallonge, mais voici quelques uns qui nous paraissent indispensables :

  • de la vaisselle et des ustensiles pour cuisiner !
  • un extincteur, c’est plus sûr entre l’installation électrique et le gaz ;
  • des bocaux pour conserver la nourriture ;
  • un textile antidérapant pour mettre sur le plan de travail (hyper-efficace) ;
  • une panière à fruits et légumes pour les gros consommateurs comme nous ;
  • des sacs (ou paniers) pour les courses, le linge sale, les douches, etc ;
  • quelques outils en cas de pépin.

Toujours bien vérifier que tout tient en place, sinon c’est l’étalage de vaisselle dans le van, et ça nous est souvent arrivé !

Le van dispose de base de son circuit électrique, allumé lors de la mise en route du véhicule. Il s’agit d’une batterie permettant le démarrage, qui doit rester globalement tout le temps à une tension élevée (13,8V je crois). Elle ne doit pas subir de décharge profonde.

Pour les autres besoins électriques, il est donc nécessaire d’avoir une batterie auxiliaire à décharge profonde. Il s’agit également d’une batterie de 12V. La capacité peut varier, nous avons une 120Ah (ce qui est suffisant pour nos besoins). Celle-ci se recharge grâce au circuit primaire (alternateur + batterie du véhicule) et/ou grâce au panneau solaire. Ce dernier est d’une capacité de 110W. Autant le panneau solaire peut rester connecter à la batterie auxiliaire, autant le circuit et la batterie du véhicule doivent se déconnecter pour ne pas être totalement déchargé et donc ne pas pouvoir démarrer le lendemain matin… Initialement, il n’y avait qu’un coupe circuit manuel à enclencher après le démarrage puis après l’extinction du moteur. Il ne fallait pas oublier… On a donc rapidement décidé d’installer un coupleur/séparateur (ou VSR) qui permet de couper automatiquement le circuit une fois les bons seuils de tension atteints, et donc ne pas décharger la batterie principale. Plutôt pratique ! Par sécurité, nous avons quand même conservé le coupe-circuit, notamment lorsqu’on laisse le van stationné pendant un moment.

Après l’installation du VSR, et malgré toutes nos précautions, on a quand même réussi à tomber en panne une fois ! On avait laissé les feux allumés. La batterie principale a chargé pendant un moment la batterie auxiliaire, puis une fois la tension de seuil atteinte, le VSR a coupé mais les feux allumés ont continué de décharger la batterie principale. En 3-4h, plus de batterie… Et là, heureusement que c’était une boite manuelle ! On a pu redémarrer simplement en poussant le van, et en enclenchant la 2ème (plus simple qu’avec la première). On a croisé plus tard un couple en panne avec une automatique, impossible à redémarrer sans les pinces !

Dans la partie habitable, seule les plafonniers sont alimentés sur la batterie principale en fonction de l’ouverture de la porte. C’est à la fois pratique, et un peu pénible quand l’un de nous deux se lève la nuit. Sinon on utilise des lampes rechargeables portatives (ou frontales), une lampe led en 220V (pas très optimisée, mais elle ne consomme pas beaucoup finalement) et une petite guirlande lumineuse pour l’ambiance (et très pratique la nuit pour juste éclairer un petit peu).

Initialement, la pompe à eau était reliée au circuit primaire, mais nous l’avons basculée sur le circuit auxiliaire pour pouvoir fonctionner sans ouvrir la porte.

Le convertisseur/inverter avec les prises 220V et le réfrigérateur sont câblés sur la batterie auxiliaire.

Le panneau solaire (plus exactement son contrôleur) est également relié directement sur la batterie auxiliaire. Le contrôleur gère automatiquement la charge, et permet aussi de raccorder une prise USB pour charger avec le solaire.

Dans la partie conduite, on utilise la prise allume-cigare uniquement pendant qu’on roule avec un chargeur allume-cigare qui permet de sortir environ 2A par port. Attention, souvent les chargeurs allume-cigare ont un faible ampérage en sortie, du coup ça ne charge pas très bien.

Enfin concernant les batteries, pour les deep cycle, il faut savoir que plus elles sont vidées, moins elles auront de cycle de charge possibles. Hors avec un panneau solaire et l’alternateur, il n’est pas forcément évident de la charger à 100%, ou en tout cas de respecter des bons cycles de charge. C’est pour ça que souvent les batterie auxiliaire, bien qu’avec une durée de vie donnée à facilement 5 ans, elles ne durent que 2 ans. C’est probablement pour ça que nous avons dû dès le départ changer la batterie car elle ne se rechargeait plus.

D’autre part, on en parle dans l’entretien, il est bien de charger de temps en temps complètement la batterie avec un chargeur sur 220V qui respecte les différents cycles de charge et est adapté au type de la batterie.

Il s’agit d’une glacière, mais qui se régule en fonction de la température (donc plutôt comme
un réfrigérateur) et qui pourrait même servir à réchauffer. C’est une WAECO d’une capacité de 14L, ce qui est assez faible mais largement suffisant pour conserver du lait, 1 ou 2 boissons, du fromage, un peu de viande ou poisson et quelques boites de restes. Comme il est possible de trouver du frais un peu partout, ce n’est pas gênant.

Il s’alimente en 12, 24 ou 220V. Il est donc branché sur la batterie auxiliaire, et basculé sur une arrivée 220V quand on est au camping par exemple.

On vous a dit que notre glacière pouvait également chauffer ? Imaginer ce qu’il se passe quand du frais est finalement chauffé à 40°C… C’est exactement ce qui nous est arrivé en ayant appuyé malencontreusement sur le bouton chaud/froid…

C’est assez simple :

  • un bidon de 25L relié au robinet au dessus de l’évier ;
  • des gourdes ;
  • un jerricane en plastique de 10L en apport supplémentaire ;
  • un réservoir avec spray de plusieurs litres (initialement pour traiter les végétaux) qui peut permettre de prendre une douche en extérieure ou pour faire la vaisselle.

Globalement, pour l’eau à boire on utilise le jerricane et les gourdes, et pour le reste le bidon et le réservoir spray. Parfois on utilise l’eau du bidon pour le thé par exemple (puisqu’elle est bouillie). En théorie, on pourrait boire l’eau du bidon de 25L car claire, potable et changée régulièrement.

Les gravel road, ca vibre… et il est arrivée que le tuyau d’eau claire se décroche. C’est l’inondation dans le van ! Heureusement, il y avait des trous vers l’extérieur dans le plancher, ce qui a permis d’évacuer l’eau

Encore plus simple : un bidon de 25L est connecté à l’évier, avec un siphon réalisé par le tuyau d’évacuation. Seule contrainte, il faut sortir le bidon pour le vider, pas forcément évident. Un évacuation à travers la carrosserie serait top !

Une bouteille rechargeable de 6kg est installée dans un meuble et raccordée au cooker 2 feux. En secours, on a un cooker 1 feu avec bouteilles portables, mais on essaye de l’utiliser le moins possible. Il était fourni avec le van…

0 Ah
batterie
0 L
eaux claires
0 L
réfrigérateur
0 L
eaux usées
0 kG
gaz

l'organisation à bord

  • la conduite à gauche : on s’y fait finalement assez vite, mais il faut rester prudent au départ. Au début, on est pas trop de deux pour être bien attentifs ! Et puis ici ils rappellent de partout qu’il faut bien conduire à gauche.
  • quelques points particuliers sur la conduite en NZ : on reste donc sur la gauche et on double à droite. Si on roule trop lentement, on s’arrange pour faire passer le trafic qui est derrière. Si on doit tourner, on peut utiliser les zebras pour se préparer à tourner. Les ronds-points sont inversés bien sûr, ainsi que (rien à voir) le levier des essuies-glaces et des clignotants, le rétroviseur, la position du levier de vitesse, mais pas l’ordre des vitesses ni des pédales ! Il y a beaucoup de routes à double sens, où la vitesse n’est pas limitée à 80, ni 90, mais 100 ! Et même parfois sur les gravel road (nombreuses) ! Par contre, attention aux nombreux virages. Généralement, la vitesse y est bien indiquée (parfois 15 km/h!).
  • carburant : pour faire le plein au meilleur prix, l’application Gaspy est indispensable. Sur le diesel on a parfois des écarts de près de 30 centimes de NZD du litre. Les stations les moins chères qu’on a pu voir sont McKeown, NPD (en self-service) ou Pak’n’Save. Il y a aussi les truck stops (plutôt destinés au camion) qui sont parfois moins chers. Attention cependant, il n’y a que du diesel, et le débit à la pompe est très important, il faut y aller molo !
    Sur le premier semestre 2019, les prix du diesel les moins chers sont entre 1,30 et 1,50 NZD/L. On a calculé en moyenne une consommation de 9-9,5L/100 km en adoptant une conduite plus éco. Pour un van de 2001, ça nous semble pas mal !
  • navigation : Google Maps avec téléchargement des cartes hors ligne et c’est parfait !
  • stationnement : souvent ce n’est pas payant, mais sinon nous utilisons l’application ParkMate pour pouvoir régler avec une petite réduction certains parking en ville. Attention de bien regarder la durée possible de stationnement (exemple : P60 pour 60 minutes).

Chaque destination aura ses spécificités. Globalement en NZ, beaucoup de free camp (même si de moins en moins) où il est possible de dormir gratuitement avec très souvent des toilettes. Les applications WikiCamps et Campermate sont indispensables pour les trouver. Une petite préférence pour WikiCamps qui est communautaire et dispose d’un peu plus de lieux, notamment dans des zones ou le freedom camping est autorisé pour pouvoir trouver des bons spots, pas forcément officiels mais légaux. Campermate est plus “officiel” et dispose de la disponibilité en temp réel sur certains spots (proches des grandes villes notamment).

Pour revenir sur les zones de freedom camping, il est parfois légal de pouvoir se mettre où l’on veut (ou presque). Mais finalement, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas tant de possibilités car très peu d’espaces autour des routes, et très peu de petites routes (elles sont toutes privées!). Ou alors il y a de plus de plus de panneaux interdisant le camping. Pas totalement étonnant, le nombre de vans explose, et parfois les gens ne sont pas respectueux. Les collectivités prennent donc des mesures d’interdiction ou de limitation dans des freecamps bien identifiés (avec parfois peu de places). Globalement, nous avons toujours trouvé une solution, mais il faut parfois être vigilant sur l’heure d’arrivée pour ne pas se trouver sans place. Ah oui, il est préférable d’arriver ou de repérer de jour, car une fois la nuit tombée, beaucoup plus difficile de voir les emplacements -sympas.

Enfin, j’ai oublié d’en parler, pour retrouver les informations officielles, vous pouvez regarder les “bylaws” du council concerné. En traduction recherche Google ça donne par exemple : “bylaws freedom camping christchurch” !
Voilà de quoi vous éviter des amendes à 200 NZD (true story, vu sur les groupes facebook).

Dans notre van, cela implique de faire le lit tous les soirs, et de le défaire tous les matins. Un van où ce n’est pas nécessaire tout en conservant un espace debout et assis serait l’idéal. Globalement, on se couche beaucoup plus tôt en van, car il peut faire vite sombre et on est moins attirés par les écrans ou autres attractions citadines. On dort un peu avec le soleil, et c’est plutôt agréable. On se réveille donc généralement en même temps que le jour, et parfois avec beaucoup d’humidité. C’est un des principaux problème en van, l’humidité… Cela nécessitera d’aérer, d’essuyer autant que possible puis nettoyer de temps en temps.

D’un point de vue température, nous avons un van qui est relativement peu isolé, mais par contre il y a pas de courant d’air comme on a pu ressentir dans d’autres. Avec 2 couettes moyennes, nous n’avons que très rarement eu trop froid avec des températures extérieures pouvant atteindre 0 degré. Et en cas de besoin, une bonne bouillotte et c’est parfait ! Souvent, le fait d’être dans le van le soir, de cuisiner un peu, permet de réchauffer l’habitacle le temps de se mettre au lit. Par contre ça fait un peu d’humidité…

Il est conseillé de ne pas couper n’importe où les coussins qui composent le lit, car ca peut faire mal aux hanches et au dos ! Suivant la taille de chacun bien sûr… Notre van est plutôt bien prévu pour ça.

Il existe quelques van équipés de four (ou plutôt de grill) mais sinon il ne reste que 2 choix pour faire chauffer : la poêle et la casserole. Il faut donc être inventifs sur les plats, mais on a réussi (enfin surtout Gwen) à faire pas mal de choses : beaucoup de crudités, de fruits, des soupes ou bouillons, de la viande et poisson à la poêle, des galettes type bujitos/fajitas/wrap, bien sûr des pâtes ou du riz (plutôt à l’étouffé pour économiser de l’eau) et même des douceurs ! Si si c’est possible à la poêle (voir photo ci-contre)… Je rentre pas plus dans le détail, comme on est de fins gourmets, on prévoit de faire un article dédié sur le sujet 😉

Côté course, c’est assez facile de trouver des magasins donc on rachète du frais tous les 3/4 jours, et de temps en temps des plus grosses courses.

Pour les fruits et légumes, tout comme en France, il y a quelques marchés, appelés les “Farmers Market”, généralement le samedi ou dimanche dans les villes. On trouve aussi pas mal de boites en bord de route, appelée “honesty box” où on peut se servir en échange de quelques dollars dans une boite. La confiance règne ici !
Par contre côté bio, c’est très pauvre. Il y a bien quelques exploitations ou magasins spécialisés, mais ça reste très rare et plutôt cher. Dans les grandes surfaces, même constat, le rayon bio est tout petit. Ils misent beaucoup plus sur l’aspect local, ou sur le sans gluten et végé/végan. Un peu paradoxal…

Je crois que c’est l’aspect le plus difficile en van.

Pour les toilettes : heureusement la Nouvelle-Zélande en dispose de partout et plutôt très propres. Sinon vous avez théoriquement votre toilette portable dans le van si vous êtes self-contained, mais très sincèrement, personne ne s’en sert. Il faudrait le nettoyer, le vider, … A la limite pourquoi pas une toilette sèche avec de la sciure, ca serait moins pénible, mais il resterait le problème de trouver un endroit pour le vider. Quand il n’y a pas de toilettes, un petit pipi dehors bien placé ça reste une solution très répandue mais il est vrai que sur des camps bondés, s’il n’y avait pas de toilettes, ca serait vraiment dégueulasse !
Si, il reste une solution pour la nuit : utiliser une bouteille ! Plus pratique pour les hommes, cela évite de sortir en pleine nuit, au froid, et en allumant la lumière en ouvrant la porte…

Pour les douches : c’est encore plus compliqué. Il existe bien des douches chaudes payantes à de nombreux endroits (piscines, quelques toilettes publiques, terrain de sport, camping, etc.) mais cela ne suffit pas forcément à couvrir des besoins journaliers. Il est donc courant de ne pas se doucher pendant plusieurs jours, ou alors de faire une toilette au gant dans le van, ou quelques fois à l’arrière (mais il faut qu’il fasse chaud).

Pour optimiser : jour de douche = jour de rando ! 😀

Quelques lingettes biodégradables et sans produits chimiques dépannent quelques fois pour se faire une petite toilette.

De même pour les produits d’entretien, toujours prendre des produits biodégradables car ça peut vite partir dans la nature.

Pour la vaisselle, c’est aussi un peu la galère. Il y a relativement peu d’éviers permettant de faire la vaisselle, elle est donc souvent faite dans le van (avec des bassines ou directement dans l’évier) ou à proximité (avec le réservoir spray). L’eau est ensuite vidée si possible dans des emplacements de dump, ou alors dans la nature (toujours avec du produit biodégradable, éloigné de cours d’eau).

En cas de besoin de faire une grosse commission sans vouloir utiliser le WC, il faut bien penser à faire un trou assez profond, loin d’une source ou d’un cours d’eau, et de le recouvrir une fois terminé (avec le papier dedans!). Bon sens ?!

Globalement nous avons environ 40L d’eau et ça va assez vite entre l’eau potable, pour la cuisson, pour la vaisselle. Il est donc nécessaire de recharger (et purger les eaux grises) tous les 3/4 jours. Il existe beaucoup de points d’eau et de dump station permettant de purger, donc c’est assez facile.

Quelques astuces pour économiser l’eau : un bidon pulvérisateur pour la vaisselle (ou la douche extérieure), cuisson à l’étouffé si possible, réduire le débit du robinet, ne pas mouiller sa brosse à dent avant de mettre le dentifrice, et j’en oublie certainement… Vous me direz ce sont des règles de bon sens, mais qu’on oublie assez vite quand on a l’eau à foison ! Ca permet de remettre les pendules à l’heure de la crise climatique.

Globalement, il n’y a pas forcément grand chose à faire avec l’installation que nous avons.

Pour optimiser l’utilisation de l’énergie, nous essayons de recharger nos appareils en roulant si possible : les appareils USB à travers le chargeur allume-cigare et les appareils 220V sur le convertisseur qui est coupé quand non utilisé. Nous utilisons également des batteries externes, plutôt rechargées sur secteur une fois de temps en temps.

Pour optimiser la recharge avec le panneau solaire, c’est bien de penser à l’orientation du van en se garant.

Il faut savoir que malgré le panneau solaire et la recharge par l’alternateur, il se peut que la batterie secondaire ne soit jamais vraiment chargée à fond. Il est donc important de prendre l’électricité au camping une fois de temps pour charger la batterie auxiliaire, et pourquoi pas la batterie principale (de démarrage) une fois de temps.

Pour suivre le niveau de charge de la batterie, nous avons un petit afficheur qui nous indique le niveau de charge. Cela permet de suivre le niveau de la batterie, les tensions de charge, etc. 

Enfin, en cas de stationnement prolongé, il est bien de couper les circuits (notamment la liaison entre la batterie principale du véhicule et la batterie auxiliaire) avec le coupe-circuit prévu à cet effet.

On ouvre toujours une fenêtre quand on cuisine, et on ferme la bouteille de gaz dès qu’on a fini de cuisiner !

Une fois la bouteille vide, il suffit de la recharger dans des points de recharge (indiqués sur Campermate par une flèche qui rentre dans la bouteille, sinon c’est un échange) pour environ 10 NZD. La bouteille nous tient facilement 1 mois, et on cuisine pas mal ! Plutôt économiqueet écologique puisque pas besoin de jeter les petites bonbonnes de gaz des mini-cooker.

On aurait aimés faire du 0 déchet, mais on n’en est pas encore là… Alors en attendant, on essaye de faire attention. “Leave no trace”, rien ne doit partir dans la nature ! On essaye aussi de faire du tri à travers les poubelles proposées, ou dans les centre de tri (Recycling Station). Et puis on reste quand même vigilant lors des achats pour essayer de prendre le moins de plastique possible.

0 L/100km
consommation moyenne de carburant
0 km
autonomie carburant
0 jours
autonomie eau
0 mois
autonomie gaz

l'entretien du véhicule

Comme tous véhicules, et d’autant plus quand il est ancien, qu’il roule presque tous les jours, et qu’il comporte un aménagement particulier, celui-ci nécessite une attention régulière.

  • contrôle des niveaux : si tout va bien il ne devrait pas se passer grand chose, mais un peu d’huile ou de liquide de refroidissement de temps en temps, ça peut arriver (pour nous jamais encore) ! Et surtout le lave-glace, car l’été, il y a beaucoup de bestioles, poussières, sable.
  • vidange : à faire régulièrement, avec changement des filtres si nécessaire.

Bon plan pas cher : la chaine Oil Changer

  • vérifications des pneus : la pression et l’usure, indispensable pour la sécurité (et ça joue un peu sur la consommation de carburant). Il faut s’avoir qu’ici, l’usure minimum requise est de 2 mm (alors que c’est 4 à priori en France), que des pneus d’occasion peuvent être achetés, et qu’il est possible d’en changer qu’un seul. Bon, il est quand même préconisé d’avoir des usures à peu près similaire entre 2 côtés.

Bon plan pas cher : 60 NZD le pneu à la casse (en très bon état, contre 110/120 NZD neuf) + montage offert ou presque et équilibrage à 65 NZD.

  • vérification des points de rouille : il y a beaucoup de gravel road en NZ, il est vite possible d’avoir des petits impacts sur la carrosserie, à traiter rapidement pour ne pas que ça rouille (et pour pouvoir passer le WOF !)
  • vérification des glaces : comme pour les points de rouille, il est vite fait de prendre un caillou sur le pare-brise. A ce titre, on vérifie de temps en temps si besoin d’une réparation ou pas.

un petit résumé sur la partie écologique

  • adopter une éco-conduite, surtout qu’en van on a le temps !
  • opter pour des produits écologiques et biodégradables
  • opter pour des aliments bio et/ou locaux
  • économiser l’eau et l’énergie (précieux en van)
  • installer un panneau solaire avec stockage sur batterie auxiliaire
  • vivre avec peu (minimalisme)
  • réduire ses déchets (dès l’achat)
  • utiliser des matériaux biosourcés si possible, ou de l’occasion

Enfin, il est important de faire en fonction de ses moyens, mais finalement nombreux des points ci-dessus apportent aussi des économies !

notre retour d'expérience

Après toute cette lecture, la vie en van peut paraître comme une corvée à longueur de journée. C’est sûr que beaucoup de chose prennent plus de temps, mais avec un peu d’organisation et d’astuce, ca va déjà plus vite. Ca permet aussi de se reconnecter à nos besoins primaires/secondaires et à relativiser sur un certain nombre de choses. En tout cas, nous on voit pas du tout ça comme une contrainte.

Maintenant si on passe vraiment à la partie plaisir, chacun se fera son avis, mais voici ce qu’on aime dans la vie en van. Le fait :

  • de pouvoir aller n’importe où ou presque, avec sa maison sur le dos !
  • d’être en -petite- partie autosuffisants : seulement sur l’électricité (c’est peu mais déjà pas mal) ;
  • de vivre avec peu mais de grandes expériences (c’est notre côté minimaliste ça)
  • de se reconnecter à la nature : le jour et la nuit, le bruit de la pluie, du vent, de la mer, des oiseaux et autres animaux.

Bien sûr, il a bien quelques points négatifs ou déceptions (dépendants aussi de la destination) :

  • ​​finalement, il y a peu de rencontre en van, chacun reste plus ou moins dans son van ;
  • cela peut paraître parfois un peu restreint comme espace à deux ;.
  • il faut composer avec une réception mobile assez aléatoire, mais finalement ça ne fait pas de mal !

En tout cas, il faut l’avouer, la Nouvelle-Zélande reste la destination idéale pour le vanlifer ! C’est ultra safe, il a beaucoup d’infrastructures, un gros marché et une culture van/voiture/4×4, ce qui permet aussi de trouver beaucoup de pièces ou d’accessoires. On en a déjà parlé, mais il y a aussi une grosse communauté sur facebook, qui plus est francophone. En cas de pépin ou questions, il suffit de faire une recherche ou de s’adresser au groupe.

Si on devait comparer :

  • A l’Australie : on ne peut pas encore vous dire, mais bientôt !
  • A la côte Ouest des USA : en NZ, il y a beaucoup plus de possibilités de camper gratuitement et légalement, et avec des toilettes !
  • A la Réunion : en NZ, il y a beaucoup plus d’infrastructure, mais aussi plus de restrictions. La vie en van à la Réunion c’est vraiment la débrouille car rien n’est prévu pour, mais du coup on peut se mettre n’importe où (pas de réglementation). C’est l’aventure !
  • A la France : on ne peut pas encore vous dire, mais on aimerait bien pouvoir comparer (n’hésitez pas si vous avez une expérience en France).

Enfin, si vous hésitez à vous lancer après tout ça, quels seraient les facteurs de réussite ?
Je pense ne pas avoir peur de vivre avec moins et un peu plus de contraintes, dans l’espace publique (même si une fois à l’intérieur du van c’est un véritable cocon). Mais si vous aimez le voyage, les rencontres, la débrouille et cette sensation de liberté, alors l’expérience van est faite pour vous !

Pour ceux que ça pourrait intéresser, il est disponible fin juin autour d'Auckland. N'hésitez pas à nous contacter.

liens utiles

  • Applications : WikiCamps, Campermate, ParkMate, Google Maps, Gaspy
  • Liens : bylaws des council (à chercher sur Google ou sur les sites des councils)
  • Magasins de fourniture : The Warehouse, Kmart (non testé)
  • Magasins d’occasion : Family Store, Red Cross, St John, etc.
  • Courses (du moins cher au plus cher) : Pak’n’Save < Countdown < New World
  • Magasins automobiles : Supercheapauto, Repco, Jaycar (plus électronique)
  • Garages : AA ou VTNZ pour les contrôles, Oil Changers pour les vidanges
  • Stations services (de la moins chère à la plus chère, pour le diesel) : McKeown, NPD, Pak’n’Save
  • Point info : I-SITE et DOC pour les randonnées
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Freelance Nomade

Jérémy, 31 ans, en pleine transition de vie !

  1. Renée COTTAZ

    Bon….c’est le grand luxe dans notre bateau…..on peut se laver et il y a des toilettes….

    L’année prochaine pour mes 70 ans ,j’aimerai faire la Cornouaille en Van, Jérémy tu pourrais être mon chauffeur…tu auras l’expérience de la conduite à gauche….ton pere n’est pas très chaud…
    A voir….

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